Revue de presse du 27 mail

Ces derniers jours dans l’actualité égyptienne :

– Un policier a été condamné à la prison à vie pour avoir agressé sexuellement une jeune femme handicapée en août dernier alors qu’elle était détenue dans une station de police du quartier d’Imbaba au Caire, pour des raisons qui restent peu claires jusqu’à aujourd’hui. Précédemment en juin, deux policiers ont été déférés au tribunal afin d’être jugé pour le kidnapping et l’agression d’une femme dans leur voiture de patrouille au Caire. En avril, un tribunal a condamné un colonel de police à 3 ans de prison et 13 policiers à un an de prison pour la torture et la mort de deux prisonniers en 2006. Ces condamnations de policiers, bien qu’encore rares, pourraient témoigner d’une volonté du gouvernement de lutter contre l’impunité et de redorer le blason des forces de sécurité en procédant à une forme de nettoyage. La FIDH vient de publier un rapport accablant sur les violences sexuelles perpétrées par les forces de sécurité sous la présidence de Sissi, téléchargeable ici.– Un tribunal du Caire vient d’acquitter 17 personnes inculpées pour participation à une manifestation non-autorisée le 24 janvier 2015, manifestation pacifique lors de laquelle l’activiste Shayma el-Sabbagh avait été tué par un tir de policier. Un lieutenant de police est poursuivi pour homicide.

– L’Égypte, l’Algérie et la Libye devrait se réunir le mois prochain au Caire pour discuter de la situation en Libye. Depuis lundi, le Président égyptien rencontre aussi des représentants de tribus libyennes afin de tenter de trouver une issue à la crise politique libyenne. Ces représentants ont en particulier demandé à l’Égypte de pousser pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Libye et demandé à ce que soit ouverte la frontière entre les deux pays.

– Il y a une semaine, 6 hommes condamnés à mort, accusés d’appartenir au groupe Ansar Beit el-Maqdis et d’avoir attaqué les forces de sécurité, ont été exécuté. Cette exécution suscite de nombreux débats. D’abord, 3 des hommes exécutés avaient un alibi les disculpant des charges pesant contre eux (ils étaient en prison au moment des faits), ce qui a donné lieu à de nombreuses réactions d’indignation sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, il s’agit des premières exécutions politiques perpétrées sous le régime de Sissi, et la question se pose de savoir s’il s’agit d’une forme d’avertissement destinés aux islamistes emprisonnés ou en cours de procès, ou s’il s’agit de la première exécution d’une longue lignée, qui pourrait mener en particulier à l’exécution de Mohammed Morsi, récemment condamné à mort.

Pour terminer, je suggère la lecture de cet article sur Orient XXI à propos des critiques auxquelles se livrent les médias contre les autorités depuis quelques temps, sujet évoqué dans les revues de presse précédentes : http://orientxxi.info/magazine/campagne-ambigue-des-medias-egyptiens-contre-la-police,0909.

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