Mois: janvier 2015

Revue de presse du 29 janvier

Dans la presse égyptienne aujourd’hui :

– un sit-in s’est tenu place Talaat Harb aujourd’hui en hommage à Shayma el-Sabbagh, jeune militante tuée par la police la veille de l’anniversaire de la révolution du 25 janvier. Des dizaines de femmes portant fleurs et pancarte se sont rassemblées sur le trottoir, à l’endroit où est décédée la jeune femme. De nombreuses forces de sécurité ont été déployées, en particulier pour empêcher d’approcher un certain nombre d’hommes partisans du régime ayant tenté de perturber la manifestations. Parmi les slogans les plus chantés : « l’Intérieur baltageya » (baltageya est l’équivalent en égyptien de « voyou »).

– la commission en charge de la préparation des élections parlementaires vient de publier le calendrier officiel du déroulement des élections : les candidatures pourront être déposées à partir du 8 février, la campagne électorale du premier tour aura lieu du 26 février au 20 mars, et celle du deuxième tour du 3 au 24 avril.

– le Président Sissi est arrivé aujourd’hui en Éthiopie pour assister au sommet de l’Union Africaine. L’Union Africaine devrait notamment donner son aval officielle à la candidature de l’Égypte à un siège non-permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU pour 2016-2017. Sissi devrait aussi rencontre le premier ministre éthiopien, en particulier pour discuter de lutte contre le terrorisme dans la région, et de la question de la gestion des eaux du Nil. Les deux pays sont en conflit autour du barrage de la Renaissance, que souhaite construire l’Éthiopie et qui pourrait affecter les ressources en eau de l’Égypte. Une très bonne analyse des relations entre Égypte et Éthiopie est disponible en anglais sur le NYT ici : http://www.nytimes.com/2015/01/27/opinion/sisi-goes-to-addis-ababa.html?_r=0

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Bilan du 4ème anniversaire de la révolution du 25 janvier.

De nombreux groupes révolutionnaires avaient appelé à manifester contre le gouvernement. Le dimanche 25, les places Tahrir, el-Nahda et Raba’ el-Adaweya ont été fermées par les forces de sécurité pour empêcher tout rassemblement. La fermeture de la place Tahrir a une portée symbolique extrêmement forte puisque depuis 4 ans en Égypte qui prend la place prend le pouvoir. Le gouvernement, sans doute inquiet de voir Tahrir résonner à nouveau de slogans demandant la chute du régime militaire, a préféré empêcher l’accès à la place. Les images des soldats et des chars occupant les entrées de la place sont un symbole de plus de l’emprise de l’appareil sécuritaire sur l’ensemble du pays.

Egyptian army APCs block an entrance to Tahrir Square, Cairo, Jan. 25, 2015. Image: Khaled Elfiqi—EPA

(suite…)

Revue de presse du 19 janvier

Dans la presse égyptienne ces derniers jours :

– Procès Morsi : le Président déchu Mohammed Morsi a pris sa propre défense lors de sa séance du 18 janvier de son procès pour espionnage (35 autres partisans de la Confrérie sont également assis sur le banc des accusés). Il s’est lancé dans une tirade contre le Président Sissi et contre le « coup d’État » du 3 juillet 2013. « Je suis toujours le Président », a-t-il indiqué, ajoutant que le tribunal n’avait de ce fait pas compétence pour le juger, conformément à la loi et à la constitution. Il a accusé le Président Sissi d’être responsable de la mort de 800 manifestants lors de la révolution de 2011, d’après des enregistrements de managers d’hôtels donnant sur la place Tahrir qui auraient vu des membres des forces armées tirer sur la foule à l’époque ou Sissi était le chef du renseignement militaire. A noter que Morsi est également accusé dans deux autres procès : l’un pour responsabilité dans le meurtre de manifestants en décembre 2012 (verdict prévu le 21 avril), l’autre pour s’être échappé de prison pendant la révolution de 2011. Dans le procès pour espionnage, Morsi est accusé d’avoir pris part à une conspiration pour déstabiliser l’Égypte en coordination avec le Hezbollah, le Hamas, la Garde révolutionnaire iranienne et d’autres groupes militants.

– Déclaration du Président Sissi sur la chaîne Sky News Arabia (18 janvier) : faisant face à différentes questions sur la répression qui sévit en Égypte, le Président Sissi a affirmé que le gouvernement continuait à mettre en oeuvre la feuille de route (du 3 juillet 2013), qu’il n’y avait pas en Égypte de prisonniers politiques ni de restrictions à la liberté d’expression, et enfin que le droit de manifester était garanti et que le gouvernement souhaitait en même temps parvenir à la sécurité et la stabilité du pays et de ses habitants. Le Président s’est aussi exprimé sur la Libye, niant toute interférence militaire de l’Égypte dans le pays (« Nous ne souhaitons aucun conflit avec la nation arabe ») et appelant à une solution politique à la crise, tout en insistant sur l’importance pour l’Égypte de protéger ses frontières et la sécurité nationale. Enfin, il s’est exprimé sur le peuple égyptien, indiquant qu’il se souciait des Égyptiens plus qu’eux-mêmes ne pouvaient l’imaginer, et qu’il irait leur « décrocher une étoile du ciel » s’il le pouvait…

– Lors du Sommet international pour les énergies du futur à Abou Dhabi, le Président Sissi a officiellement invité tous les États à assister au sommet économique égyptien qui se tiendra en mars, insistant à nouveau sur les efforts de l’Égypte en matière de réforme économique (en particulier dans le domaine des subventions et de la diversification des sources d’énergie). Il a déclaré vouloir faire de l’Égypte un centre mondial en matière d’échange d’énergie. A propos de ce sommet à venir, le Ministre des Affaires étrangères a déclaré lors d’un interview sur la chaîne Sada el Balad (l’écho du pays) qu’il s’attendait à un intérêt majeur de l’ensemble des pays du monde pour le sommet et à une participation à haut niveau de la plupart des pays, en particulier des pays arabes. Il a précisé que le Président Obama n’assisterait cependant pas au sommet mais enverrait un représentant de l’administration américaine.

– L’actrice égyptienne Faten Hamama est décédée le 17 janvier et beaucoup d’articles et d’émissions (hommages, re-publication d’anciennes interviews, films et extraits de film) lui sont consacrés. Elle est considérée comme une légende du cinéma égyptien et arabe.

Revue de presse du 13 janvier

Deux nouvelles principales dans l’actualité égyptienne aujourd’hui :

– D’abord, les 26 hommes qui avaient été arrêtés dans l’affaire du hammam et accusés de débauche et d’organiser dans ce hamam des « orgies homosexuelles » (le tout dans le cadre d’une répression accrue des autorités contre les homosexuels) ont finalement été acquittés hier par le tribunal en charge de leur procès. Ce verdict n’efface cependant pas les humiliations subies (entre autres, examens rectaux, insultes, critiques) par les 26 accusés. L’un d’entre eux a en particulier déclaré à la presse « Ils ont détruit nos vies ».

– Deuxièmement, la cour suprême a invalidé aujourd’hui le verdict prononcé contre l’ancien président Moubarak en mai 2014, le condamnant à trois ans de prison pour détournement de fonds, et demandé qu’un nouveau procès ait lieu, ce qui pourrait conduire à une libération de Moubarak. Il y a deux mois, en novembre, un autre tribunal avait abandonné les charges pesant contre l’ancien président dans le cadre de son procès pour la mort de manifestants lors de la révolution de 2011, suscitant la colère et les moqueries d’un grand nombre d’Égyptiens. La cour de cassation n’a pour le moment pas précisé si Moubarak serait libéré sous caution en attendant son nouveau procès. Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette décision ne se sont pas faites attendre, dénonçant une farce et une nouvelle preuve du retour à l’ancien régime.

Point sur la répression en Égypte ces derniers mois

Selon Michel Camau(1), l’autoritarisme consolidé « réunit deux caractéristiques apparemment contradictoires ». Premièrement, « il affiche une capacité et un niveau de répression sans commune mesure avec leur état antérieur ».  Deuxièmement, le régime marque simultanément « la distance avec le passé en se prévalant de l’État de droit, du pluralisme et de la démocratie ». Michel Camau explique que « la logique de justification de cette ambivalence est bien connue. C’est celle de l’état d’exception : prétendre à la sauvegarde d’un dispositif normatif de liberté en restreignant le champ d’application de ses procédures, au nom de la lutte contre ses ennemis putatifs ».

Il me semble que cette définition de l’autoritarisme consolidé correspond extrêmement bien au cas égyptien actuel : le régime se prévaut de la réforme démocratique et de la poursuite des objectifs de la révolution du 25 janvier 2011, mais la répression est à son plus haut niveau depuis longtemps. Le tout sous le thème de la guerre contre le terrorisme et l’islamisme, qui permet au passage de mettre au pas les récalcitrants de tout acabit.

Je tiens dans cet article à faire le point sur cette répression multi-facettes, tout en insistant sur la manière dont différents individus et groupes sociaux se font les relais de cette répression et de cette consolidation autoritaire, en actes et en paroles, et donc en dehors du schéma classique (et caricatural bien entendu) qui voudrait que l’autoritarisme se caractérise par un État et une société strictement opposés l’un à l’autre. (suite…)

Revue de presse du 11 janvier

Aujourd’hui dans la presse égyptienne :

– Le Président Sissi a prononcé hier un discours lors de la journée des juges à la Haute Cour de Justice du Caire. Parmi les points principaux évoqués : Sissi a réaffirmé l’indépendance des juges, tout en insistant bien sur sa confiance quant à la capacité des juges de traiter les menaces à la société (autrement dit, de donner une couverture judiciaire à la répression exercée par le gouvernement contre divers groupes désignés comme menaces). Le Président a remercié le pouvoir judiciaire pour la conscience qu’il aurait de ses tâches, de l’importance de son rôle et de ses responsabilités. Il a par ailleurs exprimé sa solidarité avec les juges contre des « tentatives d’intervention de la part de certain pays qui souhaitaient commenter certains verdicts qu’ils n’ont pas aimé et ont demandé qu’ils ne soient pas appliqués. Il en a aussi profité pour indiquer qu’il n’interviendrait pas en matière de verdicts judiciaires, en particulier dans le cas des journalistes d’Al-Jazeera emprisonnés (donc pas de grâce présidentielle ou d’extradition pour le journaliste australien Peter Greste a priori). Un certain nombre d’observateurs (avocats droits de l’homme, ONG) ne se sont pas privés de souligner l’hypocrisie de l’affirmation de l’indépendance du judiciaire se manifestait typiquement dans ce genre de réunions entre juges et exécutif (qui avaient régulièrement lieu sous Moubarak), de même que dans le fait que Sissi est celui qui nomme le président de la cour de cassation et de ses adjoints, les membres du conseil d’État et les présidents des différentes cours d’appel (entre autres).

– L’Egypte vient de signer six gros contrats d’exploitation de gaz et de pétrole (représentant plusieurs centaines de millions de dollars) avec des compagnies étrangères et égyptiennes. 41 nouveaux puits devraient être exploités dans le désert occidental et le golfe de Suez. La dette énergique de l’Égypte est de 3,1 milliards de dollars, sachant que 2,1 milliards de dollars ont déjà été remboursés par l’État à des compagnies énergétiques.

– Beaucoup de choses sur Charlie Hebdo aussi. Deux tendances en particulier : l’insistance des médias et de beaucoup d’observateurs sur l’actualité et la venue à point nommé du discours de Sissi sur l’islam et la nécessité d’une réforme (voir revue de presse précédente) ; la nécessité d’une coopération internationale pour lutter contre le terrorisme. En particulier, le Ministre de la défense égyptien a indiqué qu’il aurait téléphoné à son homologue français pour lui réaffirmer que les forces armées égyptiennes étaient prêtes à coopérer avec l’armée française dans le cadre de la lutte pour le terrorisme. Plusieurs rassemblements (d’assez faible ampleur cependant) ont été et sont encore (rassemblement à 14h aujourd’hui devant le syndicat des journalistes) organisés pour défendre la liberté d’expression et soutenir Charlie Hebdo. J’ai relevé sur les réseaux sociaux, outres les réactions plus « classiques » (condamnation du massacre, appels à la vigilance, critiques des excès de Charlie Hebdo en matière de caricatures), plusieurs personnes faisant état d’une conspiration : selon eux, le fait qu’un des terroristes ait oublié sa carte d’identité dans la première voiture et le fait que cet attentat se produise après le vote au Parlement pour la reconnaissance la Palestine sont le signe que tout cela est le produit d’un complot israélien. Les théories du complot sont largement répandues en Égypte et ce sur tout type de sujet, Charlie n’y échappe pas.

Revue de presse du 9 janvier

Ces derniers jours dans la presse égyptienne :

– Zone-tampon de Rafah : les forces armées ont recommencé ce jeudi à évacuer des centaines de familles de la ville de Rafah, située à la frontière entre Gaza et l’Egypte, dans le but de créer une zone-tampon et de renforcer la sécurité au Sinaï (notamment en empêcher le trafic d’armes et la circulation de militants). De nombreuses familles ont déjà été évacuée depuis le mois d’octobre, puis en novembre, après que la décision ait été prise de doubler la taille de la zone-tampon. Mercredi, le gouverneur de la province du Nord du Sinaï a indiqué que la zone-tampon couvrirait la surface tout entière de la ville de Rafah. La ville sera donc entièrement évacuée et rasée. Des plans sont en cours pour la construction d’une nouvelle ville de Rafah, mais pour le moment, les familles ayant perdu leur maison sont difficilement relogées.

– le Président Sissi, à l’occasion de l’anniversaire du Prophète Mohammed, a prononcé un discours qui a fait sensation sur la nécessité d’une révolution au sein de l’islam, devant des représentants des principales autorités religieuses de l’Egypte (Al-Azhar, Ministère des Awqaf). Il a notamment dit : « ce corpus de texte et d’idées que nous avons sacralisé au fil des siècles, au point que s’en éloigner aujourd’hui est devenu pratiquement impossible, va à l’encontre du monde entier », appelant par là à réformer les vieilles interprétations de la religion musulmane étant selon lui productrices de « d’anxiété, de danger, de mort et de destruction » au sein de l’Umma. Il a fait le voeu de purger la religion des idées extrêmistes d’intolérance et de violence, demandant notamment : « est-il possible que 1,6 milliard de personnes (estimation de Sissi du nombre de musulmans dans le monde) veuillent tuer le reste du monde – soit 7 milliards de personnes – pour pouvoir vivre eux-mêmes ? ». Ce discours sur l’islam, le premier du genre en Egypte, a valu à Sissi d’être qualifié de Martin Luther King contemporain par la presse. Il se voulait aussi une main tendue vers l’Occident, un discours devant faire sensation en Europe et outre-Atlantique. Sauf que la presse internationale l’a largement ignoré, et qu’on ressent dans les médias égyptiens une certaine aigreur à ce propos.

– le Président Sissi toujours, a effectué une visite qualifiée d’historique lors de la messe de Noël des Coptes le 7 janvier. Il est le premier président égyptien à faire une telle visite depuis Nasser. Il s’est tenu à côté du pape Tawadros et a prononcé un court discours à l’occasion de la célébration à la cathédrale Saint Marc, insistant sur le fait que musulmans et coptes d’Egypte étaient tous et d’abord des Egyptiens. Cet acte de solidarité est aussi une superbe opération de communication, qui a fait sensation et a valu à Sissi de nouvelles louanges de la part des médias et de l’opinion publique. La veille, deux policiers qui surveillaient une église copte à Minya (Sud de l’Egypte) ont été tués.

– élections parlementaires : la date des élections parlementaires tant attendues a enfin été annoncée. Elles se tiendront en deux phases et commenceront le 22 et le 23 mars, puis se poursuivront le 26 et le 27 avril. L’Egypte est sans parlement depuis juin 2012, et ces élections parlementaires sont la dernière étape de la feuille de route annoncée par l’armée lors du renversement de Morsi le 3 juillet 2013. Des représentants des autorités égyptiennes ont souligné que la tenue de ces élections démontrait leur engagement à mettre en place une démocratie. Depuis son élection, c’est le Président Sissi qui détient le pouvoir législatif. De nombreux décrets et nouvelles lois ont été issues, dont beaucoup ont contribué à la restriction des libertés individuelles et publiques.

Revue de presse du 5 janvier

Avant de commencer, je tiens à souhaiter une excellente année 2015 aux lecteurs d’Actu Egypte et à vous remercier pour vos visites régulières.

Ces derniers jours dans la presse égyptienne :

– Canal de Suez : le directeur de l’Autorité du Canal de Suez a indiqué dimanche que les revenus créés par le canal avaient augmenté de 11,4% par rapport à 2013. Par ailleurs, les travaux d’élargissement du canal se poursuivent : une vingtaine de dragueurs de différentes compagnies privées internationales, de l’Autorité elle-même et de la marine des EAU s’affaire dans le cadre du projet à la fois pharaonique et nassérien engagé par Sissi au début de sa présidence. Les objectifs, rappelons-le, sont très ambitieux : la fin des travaux est prévue pour août, le nombre de bateaux traversant le canal chaque jour devrait passer de 49 à 97, et enfin il est prévenu que les revenus du canal double (plus précisément augmentent de 259%). L’annonce et les résultats attendus avait suscité une certaine perplexité en particulier chez les observateurs internationaux. Cette déclaration sur le bon avancement des travaux et l’augmentation des revenus est donc à replacer dans cette perspective.

– Procès Al-Jazeera : la cour de cassation égyptienne a ordonné le 1er janvier un nouveau procès pour les trois journalistes d’Al-Jazeera (un Australien, un Egypto-canadien, un Egyptien) détenus depuis un an, accédant à la demande de la Défense. Ils ont été condamnés en première instance à des peines de 7 à 10 ans de prison pour avoir diffusé des fausses nouvelles en soutien aux Frères musulmans en juillet 2013. Beaucoup espèrent la libération des journalistes du fait du rapprochement récent entre Qatar et Egypte, sous l’égide de l’Arabie Saoudite. La famille du journaliste australien s’échine de son côté à obtenir son extradition. A noter, une affaire qui date mais qui ressort maintenant : l’une des avocates de la défense, Amal Clooney, a été menacée d’arrestation en février 2014 après avoir publié un rapport pour l’Association internationale du barreau sur l’état de la justice en Egypte, constatant notamment le manque d’indépendance du système judiciaire. Les autorités l’avaient dissuadée de publier le rapport au Caire, lui indiquant que ses critiques du gouvernement, de l’armée et de la justice lui faisaient risquer d’être arrêtée.

– Visite au Koweit : Sissi est en visite au Koweït pour renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, en particulier les relations économiques et commerciales. Le Koweït est déjà un des pays ayant fourni le plus d’aide à l’Egypte depuis la chute de Morsi et l’un des trois plus gros investisseurs arabes sur le territoire égyptien. En particulier, le pays à promis 3 milliards de dollars sous forme de dépôts bancaires et de pétrole en juillet 2013 et 1 milliards de dollars en avril pour soutenir les efforts de reconstruction égyptien. Le président égyptien vise sans doute de nouveaux accords d’investissement et un accord commercial puisque l’Egypte est devenu le 15ème plus gros importateurs de bien koweïtiens.